05.10.2006

Un documentaire à voir!

Ok: il dure 45 minutes mais regarder déjà les 10 premières minutes assez convaincantes! 

Allergies, malformations congénitales, baisse de la fertilité masculine, maladie de parkinson, sclérose en plaques, leucémies, ou encore cancers du sein et de la prostate, la liste des maladies dont la fréquence a progressé au cours des 30 dernières années est impressionnante. Sur une période aussi brève, l'hypothèse d'une transformation génétique de l'espèce humaine est exclue. En revanche, un nombre croissant de scientifiques craint que ces augmentations ne traduisent la présence d'une nouvelle menace liée à la contamination chimique de notre environnement.

 

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19.03.2006

Le coton bio prend racine

LE COTON BIO PREND RACINE

par Olivia Marsaud (depuis son site)

Alors que ses débouchés restent étroits, les pays africains parient de plus en plus sur le coton biologique. Les projets se multiplient. Avec l'espoir de favoriser cette culture respecteuse des écosystèmes et qui rapporte plus aux agriculteurs. 31/10/02 : La culture du coton biologique n'utilise pas de pesticides et d'engais chimiques, elle restaure la fertilité des sols et l'équilibre des écosystèmes. Produire du coton bio ne revient pas plus cher que de le produire en conventionnel mais rapporte 20% de plus. Pour toutes ces raisons, le coton biologique devrait avoir une place de choix dans les cultures africaines. " Le coton est la principale source de devises de beaucoup de pays en développement et la seule source de revenus de nombreuses familles d'agriculteurs mais pose d'énormes problèmes écologiques. Malheureusement, les alternatives peinent à se développer. Le coton biologique est presque inexistant ", indique-t-on chez Helvetas, une ONG suisse qui promeut la culture du coton bio au Mali depuis 1999. En effet, le coton bio coûte 15 à 30% plus cher que le coton conventionnel et sa culture n'a été implantée sur le Continent que depuis une dizaine d'années. Résultat : depuis 1995, la quantité de coton-fibre biologique vendue ne dépasse pas les 6 000-7 000 tonnes, représentant 0,06% de la production mondiale de coton. L'Afrique arrive, en matière de production, derrière la Turquie, les Etats-Unis et l'Inde. Certains pays y sont relativement en avance, comme l'Ouganda (5% de la production mondiale de coton bio), la Tanzanie, le Sénégal et l'Egypte qui a montré son intérêt pour l'agrobiologie dès les années 70. L'Europe est le principal débouché du coton bio africain. Les projets se multiplient Au Sénégal, la première expérience de production de coton bio remonte à 1993 et n'a duré que deux ans, fournissant 4,4 tonnes de coton. La deuxième expérience est toujours en cours et le Sénégal est passé de 53 producteurs en 1995 à 162 en 2001, et d'une production de 4,6 tonnes en 1995/96 à 37 tonnes pour la saison 2001/2002. La Société de développement des fibres textiles (Sodefitex ), qui encadre la production conventionnelle, souhaite même se lancer dans l'aventure : " Nous voulons nous appuyer sur la culture du coton biologique et ce, dès la saison prochaine. Nous pensons qu'elle est viable et notre projet se fera en partenariat avec une ONG qui travaille à la promotion de l'agriculture biologique, Agrécol Afrique. Contrairement aux autres projets qui exploitent une centaine d'hectares au plus, nous tablons sur 1 000 ha ", explique Abdoulaye Dia, de la Sodefitex. Le Bénin quant à lui s'est tourné vers le biologique dès la campagne 1996-1997. L'Opebab (Organisation béninoise pour la promotion de l'agriculture biologique) exporte le coton vers la Hollande. Le projet est financé par l'Accord bilatéral sur le développement durable signé entre le Bénin et la Hollande, ce qui permet de garantir l'achat et le paiement rapide de la production (150 tonnes en 2001-2002). Ces initiatives se multiplient dans différents pays et leur chance de réussir tient aux choix des consommateurs occidentaux. Malgré un marché encore étroit, le coton bio prend racine, lentement mais sûrement, en Afrique.

(c) Afrik.com EDITION DU 07/11/02

Un mauvais coton....

Mauvais coton

Thierry Brun Article

datant du jeudi 28 avril 2005

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Alors que Max Havelaar lance un « coton équitable » avec des partenaires qui développent les OGM, d’autres organisations continuent à développer leurs filières bio et équitables. Sans battage médiatique et sans alliance avec les multinationales. « Pour la première fois au monde, Max Havelaar labellise du coton équitable. » Tombée le 3 mars à Paris, lors d’une conférence de presse avec les partenaires de cette filière, l’annonce a soulevé bien des questions sur la démarche de l’association qui certifie de son logo des produits équitables. Notamment sur le choix des partenaires. Cette filière doit en grande partie son existence à un puissant partenaire du nom de Dagris, un holding agro-industriel français en voie de privatisation, qui affirme son soutien à la culture des organismes génétiquement modifiés. Mais d’abord, Max Havelaar est-il seul à certifier du coton équitable ? Certes non. Helvetas, par exemple, une organisation non gouvernementale suisse de coopération au développement, a lancé en 2004 une certification équitable du coton bio au Mali. Les critères sont fixés par Fairtrade Labelling Organization (FLO), une des organisations internationales chargées de contrôler le respect des critères du commerce équitable, dont Max Havelaar France est membre. En France, les entreprises de vente de vêtements Azimuts-Artisans du Népal et Ideo, présentes dans la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE), garantissent également un coton bio et équitable, non certifié par Max Havelaar et ne passant pas par la grande distribution. Le « bio-équitable » a émergé depuis plusieurs années dans le secteur du textile et du coton, ouvert à une concurrence effrénée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Largement dominée par les États-Unis et la Chine, la production de l’or blanc est soumise à un programme drastique de libéralisation dictée par la Banque mondiale. Les effets dévastateurs de ces privatisations ruinent les pays producteurs. Alors que la production du coton s’intensifie, les producteurs d’Asie et d’Afrique de l’Ouest s’appauvrissent. À cela s’ajoute le fait que les subventions que le gouvernement américain octroie à ses producteurs tirent les cours vers le bas. En position de faiblesse, les pays producteurs du Sud subissent l’offensive récente des multinationales en faveur du coton transgénique, au prétexte fallacieux de la lutte contre la pauvreté. Dans ce contexte, le commerce équitable s’efforce de soutenir l’économie locale et d’apporter une contribution sociale. « En entreprise responsable, nous n’aimons pas participer aux aberrations de l’agriculture chimique intensive et à ses conséquences désastreuses sur l’environnement et l’être humain. C’est pourquoi nous développons le plus possible la création de tissus en coton de culture biologique pour nos modèles », explique Valérie Delamerie, gérante d’Azimuts-Artisans du Népal, entreprise qui garantit un coton sans OGM. Un partenariat a ainsi été mis en place avec des producteurs de coton biologique dans la région du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde. Quant à Ideo, elle travaille avec « une entreprise pionnière en Inde, car elle n’utilise que le coton biologique », insiste Rachel Liu, gérante et cofondatrice de l’entreprise spécialisée dans la vente de vêtements en coton bio. Distribués par « 140 boutiques équitables », Ideo soutient 400 familles de paysans réunis en coopérative et garantit le respect des critères du commerce équitable. L’entreprise ne veut pas être certifiée par Max Havelaar : « Nous ne voulons pas donner l’impression de travailler avec la grande distribution. Ce n’est pas la voie que nous avons choisie », explique Rachel Liu. L’association Max Havelaar France a pour sa part présenté de nouveaux produits (linge, vêtements, coton hydrophile) en coton garanti équitable (voir Politis n° 843). Pour la période 2004-2005, quelque 3 300 producteurs du Mali, du Sénégal et du Cameroun (Afrique de l’Ouest) ont récolté un coton qui doit répondre aux critères de FLO International. L’association veille à « l’interdiction d’achat de semences OGM », indique Simon Pare, responsable du développement chez Max Havelaar France. Prudence de circonstance, puisque « les États-Unis poussent les producteurs à utiliser des semences génétiquement modifiées afin d’augmenter les rendements », comme le souligne la documentation fournie par l’association. Mais, contrairement à celles d’Azimuts et d’Ideo, la « filière coton équitable » présentée par Max Havelaar n’est pas certifiée bio. Et son principal partenaire, le groupe Dagris, ne semble pas être un promoteur de ce typre d’agriculture. C’est en octobre 2003 que cet industriel du coton signe un accord avec le poids lourd du commerce équitable. Il est lui-même chargé « de mener les actions en amont du projet, notamment auprès des organisations de producteurs de coton et des sociétés cotonnières africaines ». La même année, le nouvel allié de Max Havelaar contracte également un partenariat avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui porte sur les cultures génétiquement modifiées. Le Journal de l’Afrique en expansion d’août 2004 relève que, lors de son passage, en juin 2004, à Ouagadougou, au Burkina, Gilles Peltier, PDG du groupe Dagris, « insiste pour que l’introduction des organismes génétiquement modifiés se fasse dans la transparence, au sein d’un cadre interprofessionnel associant les paysans, les États et les firmes internationales ». Et, en février dernier, dans une tribune du Monde (3 février 2005), Gilles Peltier livre ses priorités : « Avec les OGM, réduire la fracture agricole mondiale. » Max Havelaar peut donc craindre une instrumentalisation de son action au profit de l’image d’un groupe qui promeut ouvertement la mise en culture des OGM. Rappelons que Dagris appartient toujours à l’État, et que c’est donc le gouvernement qui veille à ses intérêts. Le même gouvernement qui apporte, via le ministère des Affaires étrangères, 610 000 euros au projet de Max Havelaar. Le coton bio, certifié équitable, devient un enjeu déterminant face au coton transgénique : il s’agit, d’une part, de défendre la souveraineté alimentaire des pays du Sud, alors que les OGM annoncent une nouvelle dépendance, et de préserver la biodiversité d’autre part. « Les variétés OGM viennent d’ailleurs, des multinationales, et les producteurs devront les acheter, alors qu’actuellement ils disposent gratuitement des variétés locales. Les parcelles sont réduites de un à quatre hectares, et proches les unes des autres. Le coton OGM risque de contaminer celui qui ne l’est pas », explique Ibrahim Malloum, président de l’Association cotonnière africaine. Martin Epp, coordinateur de programmes en Afrique de l’Ouest pour l’ONG suisse Helvetas, admet qu’« une certaine concurrence entre "coton équitable" et "coton bio et équitable" n’est pas à nier, ni à craindre, tandis que le coton OGM est considéré comme un danger pour la production bio. Helvetas reste convaincu que l’approche "bio et équitable" est la meilleure solution à long terme, pour le producteur, son sol et le consommateur responsable ». La bataille d’un coton bio soutenu par le commerce équitable ne fait donc que commencer.

http://www.politis.fr/article1372.html

Pour une initiative européenne "filière coton et développement en Afrique"

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/agriculture_1061/cooperation-dans-secteur-agricole_1066/

filiere-coton-developpement-afrique_2725/pour-une-initiative-europeenne-filiere-coton-developpement-afrique_5286.html

 Lors de son voyage au Niger et au Mali, le Président Jacques CHIRAC a clairement affirmer la position de la France vis à vis de « l’initiative coton » lancée à Cancun par quatre pays africains : le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad. Extraits du discours du Président de la République, M. Jacques Chirac (Mali, 24 octobre 2003) Pour être significatives, ces propositions doivent être menées dans le cadre européen. C’est pourquoi une proposition d’actions a été récemment introduite auprès de nos partenaires communautaires dans ce sens. I. Le contexte A Cancun, quatre pays africains ont interpellé les membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur le sort des filières cotonnières en Afrique. Leur demande visait à obtenir une modalité de négociation spécifique pour le coton avec deux volets : suppression des soutiens aux filières cotonnières des pays développés, et, dans cette attente, compensation des torts causés aux pays africains par ces subventions. Cette initiative a eu en Afrique et dans le monde un écho considérable. L’enjeu des filières coton en termes de développement est vital parce qu’elles concernent 2 millions de producteurs et 15 millions de personnes parmi les plus pauvres et parce qu’elles sont très performantes, même si leur compétitivité pourrait être menacée par un relâchement des efforts de recherche et d’adaptation technologique. Dès lors, la disparition de ces filières aurait de graves conséquences en termes de paupérisation des zones rurales, renforcement de l’exode, incitation indirecte aux cultures illicites et déstabilisation des pays concernés. L’Union européenne a un rôle naturel à jouer auprès des institutions régionales d’Afrique, comme elle a depuis longtemps contribué au développement de ces filières. Les propositions qui suivent s’inscrivent dans le prolongement de l’initiative commerciale pour l’Afrique présentée dans le cadre du G8, notamment le volet concernant la volatilité des cours (cadre institutionnel, mécanismes de stabilisation et sources de financement). En outre, elles répondent en partie au souhait émis par le Conseil européen, les 16-17 octobre dernier, que l’UE continue à envisager favorablement une reprise rapide des négociations dans le cadre de l’Agenda Doha pour le développement. II. Un programme d’action en faveur des économies cotonnières en Afrique Il s’agit de répondre durablement à la crise structurelle que traversent les filières cotonnières sub-sahariennes. Trois axes majeurs d’intervention sont à retenir : La correction des facteurs externes de déstabilisation du marché ; La consolidation des filières africaines ; L’élaboration d’un cadre permettant de répondre aux effets de la volatilité des cours. 1. L’action de l’Union européenne liée aux négociations commerciales internationales Rappeler l’engagement historique de l’UE avec notamment la suppression, depuis février 2001, des droits de douanes à l’importation du coton et des textiles africains sur le marché communautaire, dans le cadre de l’initiative « Tout sauf les armes », et l’invitation lancée aux autres pays développés à faire de même ; Soutenir, dans le cadre des négociations à l’OMC, la démarche engagée par les quatre pays d’Afrique de l’Ouest et centrale visant à réduire les distorsions de marché des subventions des pays développés dans le secteur du coton ; Dans cet esprit, faire aboutir la réforme de l’OCM coton afin de réduire les distorsions de marché, par le biais d’un découplage partiel entre les aides versées aux producteurs et les quantités produites ; Renforcer la capacité des Etats et des instances régionales dans les négociations internationales ; Prendre en compte la problématique du coton à travers la mise en place des accords de partenariat économique dans le cadre de l’accord de Cotonou. 2. L’action structurelle en faveur des filières cotonnières africaines Réaliser un plan de développement durable des zones cotonnières : les filières cotonnières constituent un élément économique moteur dans des zones de précarité et d’environnement fragilisé. Il est indispensable de poursuivre prioritairement, dans ces zones, une action de long terme, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Ces programmes auront pour but l’aménagement du territoire favorisant une gouvernance locale, la restructuration, la consolidation et le développement des filières coton dans le respect des enjeux sanitaires et environnementaux, et le renforcement de la sécurité alimentaire ; Renforcer la mise en place d’espaces régionaux et de politiques agricoles nationales et régionales, visant notamment à organiser le marché du coton, à harmoniser les réformes au sein des filières cotonnières et à promouvoir des partenariats avec le secteur privé ; Renforcer l’organisation et la représentation des producteurs et des interprofessions, notamment en soutenant financièrement leur entrée dans le capital des compagnies cotonnières ; Lancer un programme de recherche à base régionale et renforcer les laboratoires de référence en vue de renforcer la qualité et la compétitivité du coton africain ; Promouvoir une filière coton équitable en Afrique et les conditions d’une transformation industrielle du coton au niveau régional ; Maîtriser les risques pour la santé et l’environnement liés à la culture du coton. Les actions engagées seront complémentaires de celles du Programme Africain relatif aux Stocks de Pesticides Obsolètes (PASP), qui reçoit un appui du Fonds pour l’Environnement Mondial. Ce programme a pour objectif d’éliminer les stocks de pesticides obsolètes en Afrique et d’en éviter la reconstitution par des mesures préventives. Le coton fait partie des cultures fortement consommatrices de pesticides et génératrices d’importants stocks de pesticides obsolètes. Un séminaire de concertation partenariale avec les quatre pays porteurs de l’initiative (Mali, Bénin, Burkina Faso, et Tchad) et les bailleurs intéressés pourrait être organisé d’ici trois mois. La France offre de l’accueillir à Paris. 3. L’action des bailleurs face aux effets de la volatilité des cours Appuyer les fonds nationaux de protection contre la volatilité des cours (comme il en existe dans certains pays : Sénégal, Cameroun...) et aider à la création d’autres fonds nationaux. Apporter un soutien à la mise en place d’un fonds d’assurance régional privé pour garantir un revenu minimum aux producteurs de coton et les couvrir contre les fluctuations des prix. Ce fonds ferait l’objet d’un abondement initial par l’UE et d’autres bailleurs intéressés (notamment les Etats-Unis), selon des modalités à étudier. Le fonds pourrait ensuite être alimenté par des primes versées par les compagnies cotonnières africaines. Mobiliser les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, etc.) afin de permettre l’adaptation de leurs modalités d’intervention à la volatilité des cours des matières premières. Poursuivre en particulier les allègements additionnels de dette au point d’achèvement de l’initiative PPTE (topping-up) en cas de chocs exogènes entraînant une dégradation des exportations, dont a bénéficié le Burkina Faso en 2002. III. Conclusion La France propose à la Présidence et à la Commission d’évoquer cette problématique lors des sessions du Conseil Affaires Générales Relations extérieures de l’Union Européenne consacrées spécifiquement au développement dès le 18 novembre 2003